α… comme Athènes (Αθήνα)

Après Dubaï de A à Z (fini un peu à l’arrache certes), il est temps d’entamer l’alphabet de notre séjour ici. Nouvelle vie, nouveau pays, nouvelle langue et nouvel alphabet également ce qui ne facilite pas toujours notre compréhension des informations écrites ou des modes d’emploi. Cette nouvelle série sera donc basée sur l’alphabet grec dont les seules notions que j’avais, latiniste de base que je suis, sont celles se référant aux grandeurs mathématiques (π, pi évidemment, le Σ des sommes ou le σ de l’écart-type dans l’enfer des probabilités) ou physiques ( le Θ de la température dans le cauchemar de la thermodynamique, le ρ de la masse volumique ou le λ des longueurs d’onde). Bref, puisqu’il faut commencer, ce sera donc α (alpha donc) dont la majuscule a le bon goût d’être un simple A !

Notre première lettre sera donc α (alpha) comme Αθήνα évidemment, la ville d’Athènes qui nous accueille aujourd’hui même si, techniquement et précisément, nous habitons plutôt l’une de ses banlieues. Comme Paris et la Tour Eiffel, Athènes est indissociable de l’Acropole, l’une des collines qui la domine. Au cours de la dispute qui opposait Athéna et Poséidon pour la possession de la ville, c’est sur l’Acropole que la déesse fit pousser un olivier alors que Poséidon, plantant son trident dans le sol,  fit jaillir une source qui se révéla être salée ! Parmi les deux cadeaux qui leur étaient offerts, Les habitants choisirent l’olivier, nettement plus utile que de l’eau salée dont ils disposaient sans compter au Pirée ! Athéna devint donc la protectrice de la ville.

Au delà de l’Acropole, visiter Athènes c’est prendre en pleine figure des siècles d’histoire, avoir nombre de musées à visiter mais aussi découvrir une ville faite de bric et de broc. Aux colonnes antiques majestueuses répondent les immeubles un peu mornes du centre ville. Il n’y a pas de grands buildings ici mais à peine quelques étages qui dominent les rues plantées d’oranger ou d’olivier et parfois voient au loin scintiller la Méditerranée. Les grandes artères du cœur de la ville jouxtent des ruelles dans lesquelles soit la pente, soit l’étroitesse ne laisse pas penser que des voitures pourraient y passer et pourtant, au conducteur grec rien d’impossible et ce n’est pas l’état général des carrosseries qui vient contredire cette affirmation. Si certains quartiers semblent très minéraux, la nature est pourtant reine ici et il n’est pas rare de voir, à un carrefour, un arbre émerger littéralement de la chaussée forçant les automobilistes à le contourner. Le combat est le même sur les trottoirs où les piétons doivent eux aussi disputer leur droit de passage aux végétaux, le gagnant étant généralement plus ligneux que l’autre. Athènes c’est l’effervescence des quartiers touristiques comme Monastiraki au pied de l’Acropole et le calme qui règne à, quelques centaines de mètres à peine, là où les chats semblent être les maîtres du monde devant des magasins au rideau de fer tristement baissé et des murs taggés par une jeunesse maltraitée par la crise.

Cet article a 3 commentaires

  1. Youhouuuu, j’apprends le grec ! (ou presque). On aura le droit à un petit alphabet pour les nuls ou pas ?

    1. J’avais la pression avec l’alphabet de la Chine qui démarrait… C’est déjà l’alphabet pour les nuls puisque c’est moi, au niveau de grec proche du néant, qui l’écris !

  2. Je me demande si tu as dis quelques gros mots bien sentis à ton ordinateur, comme une certaine personne de ma connaissance (qui n’est pas moi mais qui partage la même origine, pas le même quartier, faut pas pousser), quand il a fallu que tu pêches dans les tréfonds du logiciel tous ces charmants caractères grecs…

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