À Athènes, j’aime #3

Street Art à PlakaAprès la version 1 en mode « j’ai froid, je suis installée dans un appartement pourri mais je résiste » et la version 2 en mode « je suis dans ma maison, je range, j’ai froid, je range, j’ai toujours froid, je range », il était temps après approximativement 6 mois de refaire un petit bilan… alors à Athènes, j’aime :

  • le printemps qui s’est installé avec des fleurs partout et l’odeur des orangers en fleurs dans les rues et celle des jasmins que l’on trouve dans tous les jardins. Après des années de frustration -allez essayer de faire pousser quelque chose dans le sable dubaiote sans y passer l’équivalement de la consommation d’eau du Burundi- des envies de main verte m’ont brusquement assaillie. J’ai écumé les jardineries, recherché en vain de la verveine, halluciné devant le prix des pots (de base) en terre cuite et ai constitué sur ma terrasse une jardinière d’aromatiques et de plantes vivaces (car je suis une feignasse qui n’a pas envie de replanter des annuelles 2 fois par an au minimum !) que je regarde amoureusement pousser. En revanche, je n’aime pas trop ce printemps qui ne s’assume pas totalement et nous envoie un peu trop régulièrement des nuages en nous faisant frissonner dans nos tee-shirts et nos shorts, visiblement un peu trop optimistes pour la saison.
  • aller manger dans les tavernes au bord de l’eau. Face à la mer (que je chante généralement très faux à la grande honte de mes enfants), la salade grecque n’a pas le même goût que celle mangée à la maison et cette friture de gavros sera à jamais associée à cette plage au sable envahie de posidonies séchées. En revanche, je ne suis pas tout à fait sûre que cette même friture soit la meilleure amie de mon maillot de bain qui, pour l’instant, a tendance à rester dans mon placard (Cf point précédent).
  • voir les étals du marché local avec leurs courgettes fleuries, les fraises mûres à souhait, les melons qui remplacent enfin les oranges hivernales et mettre en oeuvre mes leçons de grecs en révisant les prix, les poids et le nom des légumes ou des fruits. En revanche, je n’aime pas trop avoir à pousser ce félon caddie de mémé yiayia qui a une facheuse tendance à vouloir rencontrer très régulièrement mes orteils de façon impromptue et surtout brutale.
  • recevoir ces visiteurs qui voient, dans notre nouvelle localisation d’expatriation, un point de chute bien pratique pour découvrir Athènes et ses environs. On donne des conseils, on visite, on se balade, on boit l’apéro, on va à la plage, on papote et on rigole. C’est chouette quand les séjours des autres donnent à notre quoitidient un petit goût de vacances. Curieusement, nous n’avions pas tout à fait eu le même succès à Dubaï ou à Singapour.
  • avoir repris le footing de façon un peu plus régulière, découvrir mon quartier à pied et m’être inscrite pour le marathon d’Athènes (ne nous méprenons, la course de 10 km en ce qui me concerne, rapport à mes exploits ici ou ) pour arriver avec gloire dans le stade de marbre d’Athènes. En revanche je maudis à chaque fois ce terrain plus que vallonné qui me donne des allures de course dignes d’un escargot athmatique et le fait qu’il me faille au moins 35 min pour que les fameuses endorphines (un sacré serpent de mer celles-ci si vous voulez mon avis !) motivent mon cerveau, celui-ci ayant une forte tendance à récriminer en permanence (« fait chaud, ça monte, mal aux jambes, soif, raaah soif » / à répéter en boucle).
  • amadouer les chats du quartier et repérer le matou blanc et noir, si amical qui vient quémander des caresses à mes pieds lorsque je pars courir ou que je sors ma poubelle (oui, je n’ai que des occupations passionnantes et valorisantes).
  • aller à la plage même pour ne pas s’y baigner parce que, fondamentalement malgré des origines familiales montagnardes, je dois être une fille de la mer, elle qui m’a pratiquement vu naître et grandir. En revanche, si la température de l’eau pouvait rapidement monter aux alentours de 28-30C, j’apprécierais…(l’espoir fait vivre, il faut bien que le réchaufffement climatique bénéficie à certains, non ?).

Cet article a 2 commentaires

  1. Tu viens à la plage Avec moi cette semaine ?

  2. Ahhh, le marché, les petites herbes, les fruits et légumes non calibrés, vous avez vu ça!? Au plaisir de vous lire. Florence

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