Dubaï, l’été

SONY DSCS’expatrier, c’est forcément à un moment ou un autre sortir de sa zone de confort. C’est progressivement s’acclimater (et le mot ne peut être mieux choisi) et se rendre compte que, dans ce pays qui n’est pas le sien, on adapte certains automatismes estivaux qui peuvent parfois sembler totalement farfelus, notamment aux compatriotes français pour qui l’été est un antidote à la grisaille de l’hiver. Petite liste non exhaustive de nos étés à Dubaï :
– attendre au passage piéton pour traverser et se placer dans l’ombre du poteau de signalisation, histoire de se protéger très symboliquement de la morsure du soleil. De même toujours raser les murs ou chercher LE passage à l’ombre du mur.
– accepter sa face rougeaude ou sa transpiration lorsque, par obligation, il faut mettre le nez (et le reste) dehors. Peu importe, tout le monde a les mêmes !
– tourner le robinet de la douche à l’envers car il faut désormais se laver à l’eau froide mais chaude (vous suivez ?) puisque c’est celle du réservoir extérieur sur le toit.
– remonter systématiquement la clim’ pour que le contraste thermique ne soit pas trop important et, puis, attraper quand même la crève parce que dans les malls, on se gèle.
– ne jamais, jamais, jamais, sortir sans avoir une paire de lunettes de soleil sur le nez, histoire de s’éviter les rides de la patte d’oie.
– se rendre compte que non, il ne fait décidément pas sec et qu’avec 80% d’humidité et plus de 40C, cela devient réellement insupportable.
– par 45C, mettre un pantalon et/ou un chemisier à manches longues car finalement cela protège du soleil puis que de toute façon, avoir moins chaud ce n’est pas possible.
– garer sa voiture à l’ombre si possible, l’orienter pour que le volant ne chauffe pas trop et mettre systématiquement un pare-soleil, comme ceux qui se replient en un clin d’oeil (sauf par moi évidemment pour qui c’est une bataille quotidienne).
– abandonner l’idée à partir du mois de mai de toutes sorties extérieures et explorer l’éventail des possibles des activités in-door voire jouer, en désespoir de cause et pour oublier les malls, le potato-couch home-made, sous sa propre clim’.
– se dire qu’on irait bien faire une petite ballade en fin de journée sur la plage pour profiter de la brise. Mettre le nez dehors et puis renoncer, il ne fait pas plus frais le soir, il fait juste encore un peu plus humide…
– arrêter de chercher une raison raisonnable à cette fatigue qui nous colle aux basques : IL FAIT CHAUD et c’est tout !

Cet article a 3 commentaires

  1. 40°C… J’ai du mal à imagine que l’on puisse supporter ça… Bon courage !!

  2. Mdr
    Hilarant!!! ( enfin je rirai moins dans quelques mois… LOL)

    1. Si c’est le mois de décembre, ça se passera très bien !

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