En Grèce, j’aime #3

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Ça faisait longtemps non ? Avant c’était « À Athènes, j’aime… »  mais, j’ai décidé, après consultation unilatérale de moi-même, de rebaptiser ces billets récurrents car finalement je passe plus de temps en dehors d’Athènes que dans la ville même qui manque un peu (à mon goût) de charme. Le nouveau titre ayant brillamment rencontré l’accord du comité consultatif (c’est-à-dire moi), passons donc au vif du sujet… en Grèce, j’aime et en vrac :

  • la météo du moment. Je serais censée à cette époque de l’année vous vanter les mérites d’un printemps quasi-caniculaire, vous décrire mes coups de soleil malencontreusement attrapés sur la plage et l’absolue nécessité de refaire une pédicure en raison de la sortie imminente des sandales. Dans les faits, la météo fait des caprices et nous fait croire le temps d’un samedi pieds nus dans le sable que l’hiver est parti avant de nous asséner, en plus de ce f… changement d’heure, un très revigorant 7C au réveil le lundi matin. Je vous passe le week-end de pluie diluvienne et le feu dans la cheminée d’il y a peu. Vous l’aurez compris, en ce moment, la météo je n’aime pas trop.
  • le running (enfin la marche rapide, enfin la marche tout court quoi…). Malgré ces chauds et froids, il y a quand même de belles journées alors j’aime courir dans les rues de mon quartier et regarder les fleurs qui égaient les haies et les pâquerettes qui s’immiscent dans les plates-bandes. Je taierais le fait que cela me donne surtout des occasions de m’arrêter pour prendre ces petites merveilles en photo qui finiront sur mon fil Facebook avec un hashtag running du plus bel effet, histoire de faire croire que je suis hyper-sportive alors qu’en réalité, après 3 mois d’arrêt, je cours aussi vite qu’une tortue asthmatique.
  • le padel : non je ne me suis pas trompée, ça s’écrit bien comme ça et cela n’a rien à voir avec le paddle qui nécessite une planche, une rame et surtout la mer qui, si vous m’avez suivie météorologiquement, est donc absolument glacée en ce moment et donc pas du tout praticable par moi. L’eau froide, elle se met dans l’ouzo du Mâle, certainement pas autour de mon corps frileux (en dessous de 27C, c’est froid, l’eau, aucun gène breton chez moi). Le padel est un sport de raquette, croisement entre le tennis et le squash. Toujours en bonne compagnie car l’on joue en double, je tente péniblement entre les ratés dus à mes réflexes de tennis et les fous rire de réussir bandera (rien à voir avec Antonio) et chiquitita (je ricane beaucoup dès que j’entends le mot à cause de ça). Bien que je trouve la raquette et le terrain ridiculement petits, je m’amuse comme une petite folle à essayer de maîtriser stratégie et technique avec une réussite absolument pas proportionnelle à mon enthousiasme.
  • les petits détails que je remarque encore et que je note ici, avant de ne plus en avoir conscience : le signe de croix fait rapidement par jeunes et vieux lorsque l’on aperçoit une église, le « frappé » (café froid) greffé à la main de 50% des Athéniens, qu’ils soient piétons, automobilistes voire même sur une moto sachant que dans ce dernier cas, le portable peut aussi ajouté (et en plus, certains arrivent à fumer en plus), les peripteros (kiosques) où l’on achète tout et n’importe quoi, les vendeurs de koulouris à un euro aux coins des rues, les mamies tout brushing dehors le vendredi après-midi… Tous ces petits détails impalpables qui donnent son caractère à la ville.
  • la taverne du week-end quand la météo, toujours elle, est conciliante, la grande tablée d’amis, les fous-rires et les blagues pourries (surtout les miennes), les sardines grillées, le vin blanc qui réchauffe un peu trop, les glaçons toujours en nombre insuffisant pour l’ouzo qui coule à flots, la crème solaire que l’on se partage, la mer qui fait le bruit de fond et l’arrière-plan, le bleu qui fait du bien aux yeux, l’après-midi qui s’éternise au soleil, oublieux du soir qui arrive. Le reste, tant pis, on le fera plus tard ou pas, on est tellement bien là.
  • le chant des oiseaux qui se chargent de nous réveiller le week-end et le pollen que déversent abondamment les pins. Les propriétaires des voitures, le Mâle en premier, râlent de devoir nettoyer leur carrosserie mais cette poussière jaune partout, je trouve ça tellement gai. En revanche, côté pin, j’aime nettement moins les chenilles processionnaires qui ont éclos et qui se baladent impunément le poil agressif et urticant.
  • ce petit site archéologique qui m’a complètement charmée (les petites fleurs, les colonnes, le soleil, what else ?). J’adore ce genre de surprises : partir presque par hasard, voire par dépit, ne s’attendre à rien et trouver un tout enchanteur.
  • la crème chantilly que l’on achète au poids dans cette crèmerie traditionnelle comme il n’en existe quasiment plus aujourd’hui. Entre yaourts, gâteaux, brioches, vol-aux-vent (en français dans le texte) et beurre frais, on paie à la caisse à une patronne un peu revêche des meringues qui iront à merveille avec les fraises qui commencent à pointer le bout de leurs feuilles sur les étals. Miam !
  • le street art qui se découvre au hasard des rues d’Athènes entre un parking miteux et une rue étroite et bruyante.
  • le petit martis qui orne le poignet de mon fils et qu’il m’a demandé de lui faire parce que tous les enfants de sa classe en avaient un pour fêter l’arrivée du printemps.

4 Responses

  1. Marie-Lorraine Figueroa

    Bravo encore Sylvie, c’est un vrai régal de te lire !

  2. Jerome Rousselot

    Je partage !
    … Excepté le padel qui ne m’a pas encore tenté.

    • Expatographies

      Tu y viendras peut-être, en tout cas ça défoule !

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