L’Acropole

Il serait temps quand même que je vous parle un peu d’Acropole, non ? Avant de venir y habiter, je n’avais jamais mis un doigt de pied en Grèce, même pas pour un look-and-see trip (on aime l’aventure nous !), ce qui fait que l’Acropole, c’était absolument mythique pour moi. Pour être tout à fait honnête, je ne différenciais pas vraiment l’Acropole du Parthénon (oui, j’ai des trous dans ma culture mais je raccommode petit à petit !) mais ça y est je suis à peu près au point !

Mes souffrances joggistiques s’expliquent aisément par la configuration géographique d’Athènes qui est une ville tout sauf plate. Elle se trouve dans une cuvette entourée par de modestes montagnes et en son sein on trouve des collines dont les deux plus remarquables sont le Mont Lycabette et surtout l’Acropole dont le nom (« Akro »+ »Polis ») signifie littéralement Ville Haute ! L’Acropole est donc la colline sur laquelle se trouve le temple le plus célèbre de Grèce, le Parthénon.
Visiter l’Acropole nécessite un peu d’organisation parce  que, autant vous le dire, vous n’êtes jamais les seuls sur le coup ! En été, un petit lever aux aurores s’impose pour 1) arriver à voir le temple sans les parapluies de rassemblement des 33 groupes de Japonais devant vous 2) éviter de cuire au soleil car qui dit au sommet d’une colline rocheuse, dit également absence d’ombre ! En hiver, comme pour nous, so easy,c’est la basse saison et, entre deux chutes de neige (si, si !), il y a des jours absolument sublimes, ensoleillés et doux pendant lesquels jouer aux touristes est un vrai bonheur, surtout lorsque les congénères ne sont pas trop nombreux.

L’Acropole étant une colline raisonnable, la montée est accessible à tous les types de marcheurs. On accède au site par les Propylées, un vestibule monumental, flanqué de deux ailes dont le temple d’Athéna Niké. A ce propos, continuant dans la série des confessions honteuses, j’ai découvert que Niké n’était donc pas uniquement une marque de sport à la prononciation à l’américaine inadéquate mais un mot significant « victoire » (d’où le choix pas totalement idiot il faut l’admettre de cette appellation pour des produits sportifs). J’ai fait latin, je vous le rappelle, j’ai des excuses ! Après vous être donc ébahis devant cette découverte archéo-linguistique, vous pourrez ensuite accéder à l’Erechthéion avec les plus célèbres pin-ups de la Grèce Antique, les Cariatides, des sculptures féminines soutenant l’entablement du temple (je ne vous fais pas l’affront de vous expliquer ce qu’est un enablement mais au cas où, je vous mets un petit lien …). Les 6 demoiselles sont jolies comme des coeurs mais sont des reproductions,  5 étant au musée de l’Acropole et la 6e se morfondant au British Museum de Londres. Assez traîné maintenant, le Parthénon vous attend ! C’est le plus grand temple dorique de Grèce qui, cela va sans dire, est en marbre de Penteli, la montagne juste au nord d’Athènes (c’est pratique non ?). Ce n’était pas à proprement parler un temple mais le trésor destiné à accueillir la statue colossale (15 m) d’Athéna Parthénos (vierge) composée d’une structure de bois sur laquelle étaient fixées des plaques d’ivoire et d’or. On se sent bien petit face aux hautes colonnes du Parthénon et on comprend très vite à le regarder qu’il n’y a rien d’étonnant à ce que nombre de mathématiciens ou physiciens  célèbres soient grecs :  sa construction ne dura que neuf ans (-447-438 av JC) et fait intervenir tout un système de correction optique très précis permettant de donner l’illusion d’une verticalité et d’une horizontalité parfaites alors que la construction elle-même ne l’est pas (je ne détaillerai pas, ne vous inquiétez pas !). Des frontons, il ne reste pas beaucoup d’éléments car nombre des ornements sont aujourd’hui au British Museum ce qui fait dire à certaines mauvaises langues que pour visiter l’Acropole, il faut aller à Londres…Les deux frontons représentaient l’un la naissance d’Athéna et l’autre la bataille entre Athéna et Poséidon pour la possession de la ville. De cette bataille, il reste d’ailleurs un olivier symbolique au pied de l’Erychteion. En effet, les Dieux n’arrivant pas à départager qui d’Athéna ou de Poséidon devait protéger la ville, les deux protagonistes proposèrent que les habitants fassent leur choix au regard des cadeaux faits par l’une et l’autre. Poséidon frappa du sol son trident et fit jaillir de l’eau salée  alors qu’Athèna fit pousser un olivier, cadeau qui sembla nettement plus prometteur aux Athéniens qui ne s’appelaient pas encore ainsi.

Après vous être fait un torticolis en regardant les colonnes du Parthénon, il ne vous reste plus qu’à vous esbaudir devant le spectacle de la ville qui s’étale à vos pieds avec la Mer Egée en toile de fond côté sud, les collines et les montagnes côté nord ! Ensuite, il faut alors faire un choix : visiter les flancs sud de l’Acropole avec le théâtre de Dionysos ou partir au nord direction l’ancienne Agora… Je vous laisse sur ce suspense insoutenable ! Stay tuned pour d’autres aventures touristiques !

Pratique :

  • accès du site par le sud (Dyonisiou Areopagitaou).
  • billet combiné 12 euros : accès à l’Acropole et à d’autres sites (théâtre de Dionysos, Odéon d’Herodes Atticus, Agora Ancienne et son musée ainsi que le Temple d’Ephaïstos, Olympeion (temple de Zeus), Agora Romaine, Bibliothèque d’Adrien, Kerameikos et son musée). Le musée de l’Acropole, flambant neuf, n’est pas inclus dans le prix de ce pass.

Cet article a 4 commentaires

  1. Merci Sylvie pour ce petit ‘trip tour’ grec !
    C’est toujours très agréable de te lire.
    Bisous à toute la petite famille.

    1. Hello Virginie ! Merci de toujours me lire. Un peu de tourisme en Grèce un de ces jours peut-être 😉 ?
      Biz à tous

  2. Bonjour Sylvie,
    Grâce à tes articles je découvre la Grèce ,je t’en remercie.
    Bisous

    1. Tant mieux ! Ca te donnera peut-être envie d’y venir !

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