Les Maldives, le dilemne

Je me suis fait avoir comme une bleue et même que cela a fini par me faire voir rouge, très rouge… Rosée à l’arête que j’étais, pire qu’un filet de thon à la plancha, les marques de maillot de bain en plus. En snorkeling, je me fondais dans la masse des poissons clowns et je pense avoir contribué scientifiquement à l’étude de la vision des tortues car malgré mon pouvoir irradiant, les belles aux carapaces vertes ne m’ont pas fui, preuve s’il en est de leur non perception des longueurs d’onde du rouge de mes coups de soleil. Bref, pour quelques jours de vacances, nous sommes partis mettre le pied sur le sable blanc et très réfléchissant des Maldives. Alors stop, arrêtons tout de suite le fantasme « honey moon, luxe et champagne », pour nous c’était avec enfants et dans un resort dont les étoiles n’étaient pas trop nombreuses, histoire que la CB ait encore de quoi faire des cadeaux à Noël ! Les Maldives, c’est un peu un mythe, quelques îles perdues dans l’océan qui sont vouées à disparaître dans quelques décennies si le réchauffement climatique continue son petit bonhomme de chemin… 4h30 de vol depuis Dubaï, presque un saut de puce même en rallongeant par Colombo, histoire de baisser un peu le prix du billet d’avion et du coup une jolie occasion d’aller y mettre les arpions et le tuba. Il a d’abord fallu choisir le resort et  s’affranchir des conseils indiquant des endroits paradisiaques mais tout à fait hors de prix sauf à vendre 1 ou 2 enfants ainsi qu’un rein. Une fois fixée la contrainte budgétaire, il a fallu choisi le lieu mais comment choisir entre des dizaines de micro-îles au sable blanc et à la mer turquoise ? Pragmatisme et poésie étant les mamelles de mon efficacité, ce fut le choix de la proximité et la possibilité d’un transfert en bateau depuis Malé qui nous permirent de restreindre le champ des possibles. Une fois l’aire géographique définie, le critère de choix suivant fut la présence d’un récif à portée de palmes, histoire de ne pas rajouter à la note, déjà salée comme l’eau de mer, le prix des excursions obligatoires pour visiter les requins et les coraux. Et puis enfin, l’habitat… point de bungalows sur pilotis collés à leurs voisins mais des petites bicoques dans les arbres, les pieds dans l’eau… Ça tombe bien c’était moins cher… Half board, full board, all inclusive ??? Version light et pour profiter du lagon toute la journée, on profite du petit-déj, on bourre les enfants de biscuits à midi, on donne les miettes aux poules d’eau peu  farouches et on apprécie le diner du soir…Et qu’est-ce qu’on fait dans la journée ? On prend donc des coups de soleil, on fait des courses avec Bernard, Norbert, Colbert et Robert, les copains Bernard l’Ermite tous plus monstrueux les uns que les autres, on marche pied nus dans le sable, on fait le tour de l’île en 10 min, on nage avec les tortues, on va voir les requins nourrices de 3m de long à la nuit tombée en se disant que ce spot sera à éviter en snorkeling le lendemain, on cherche à aller voir le tombant du récif même si ce grand bleu fait un peu peur, on écoute le grignotement des poissons perroquets sur le corail, on s’amuse à effrayer les bénitiers géants aux lèvres multicolores, on prend des coups de soleil (encore) sur l’arrière des genoux, on dévore des polars sur la plage, on boit des cocktails en regardant le soleil se coucher, on s’extasie sur la couleur de l’eau et sa transparence, on laisse le temps filer doucement, on oublie le reste du monde…. 

PS : nous étions à Makunudu Island Resort.

Cet article a 1 commentaire

  1. En attendant vos commentaires in vivo!
    Les Maldives? !!!

    Nous aussi nous nous sommes fait avoir!
    Rouge ecrevisse!

    A bientot

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