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Oia (Santorin)
Oia (Santorin)

Il était 7h00 du matin. J’avais laissé le reste de la famille dormir dans la petite chambre un peu troglodyte.  À cette heure-là, la lumière était un peu crue mais celle du soir, aussi magnifique soit-elle, s’accompagne de son lot de polluants visuels, en d’autres termes une marée humaine touristique. La mer était totalement d’huile, vierge encore des bateaux de croisière qui déversent à partir du milieu de matinée une foule de visiteurs portant sur leur tee-shirt un sticker avec le nom du bateau. Oui, Santorin* c’est ça : une île vraiment renversante de beauté mais qui en paie le tribut touristique par un envahissement quotidien, y compris hors-saison même si dans une moindre mesure que pendant les mois d’été. Nous l’avons visitée en juin, pendant un week-end prolongé parce que je m’étais dit que nous ne pouvions quand même pas faire l’impasse sur Santorin et que je m’accommoderais facilement certainement de la présence de mes congénères.

Il a suffi pour cela de se lever un peu tôt pour voir les chats se faufiler dans les rues ou prendre le soleil encore doux sur les murets. J’ai pris des escaliers qui descendaient vers la mer et vu des portes qui ne s’ouvraient que sur le bleu. J’ai souri aux mariés asiatiques, eux aussi tombés du lit, pour faire des photos inoubliables sur fond de caldeira. J’ai écouté le silence et goûté le calme des ruelles encore endormies. Je me suis assise sur une marche et j’ai regardé les îles volcaniques et pensé avec amusement avec mes cours de géologie. Je me suis remplie les yeux des couleurs des bougainvillées qui dégoulinaient le long des maisons. J’ai acheté quelques koulouris tout frais à la boulangerie et je suis rentrée nourrir marmaille et Mâle. Oia, la belle, tu étais à moi…

 *Santorin, un petit billet (bientôt)

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