Péloponnèse #3

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J’ai failli oublier de terminer notre virée de 3 jours dans le Péloponnèse : après Corinthe et Melagavi puis Mycènes et Nafplio, il ne nous restait plus qu’à visiter Épidaure (inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO)  et son fameux théâtre.
Autant Mycènes ne nous avait pas semblé la panacée en terme de ruines, autant Épidaure vaut vraiment la peine que l’on s’y rende même, lorsque  (et c’était notre cas), le soleil avait décidé de ne pas jouer dans la pièce ! Point positif, nous étions quasi-seuls et nous avons pu expérimenter, grâce à notre Drama-Teen, courageusement restée en bas alors que nous escaladions les gradins, l’acoustique exceptionnelle du lieu. Sa taille et son état de conservation rende ce théâtre construit au  IVe siècle av. JC exceptionnel. Qui plus est, le théâtre d’Épidaure n’est pas tout seul car il fait partie du sanctuaire d’Asclépios. Qui c’est celui-là me direz-vous ?   Né d’Apollon ou « simple » héros selon les versions, Asclépios est le dieu de la médecine (Esculape chez les Romains). On raconte qu’un jour, croisant un serpent, il le tua de son bâton, un autre serpent apparut alors tenant dans sa bouche une herbe qui ramena à la vie le premier reptile. De cette expérience, Asclépios apprit le pouvoir des herbes dans l’art de la guérison et la médecine gagna un de ses emblèmes les plus connus, le caducée, représenté par un bâton autour duquel s’enroule un serpent. Bien sûr, sans vouoir vous faire l’affront de mettre en doute votre immense culture. il ne faut pas le confondre avec le caducée d’Hermès qui lui possède 2 serpents et emblème des professions impliquées dans la communicaiton comme par exemple les imprimeurs.
Le site aujourd’hui conserve les restes de différents bâtiments permettant de comprendre la façon dont on soignait dans la Grèce Antique. Les malades se rendaient sur le sanctuaire pour s’y faire soigner comme dans un hôpital par la pratique de l’incubation. Ayant pratiqué au préalable quelques rituels de purification et/ou mesures d’hygiène rendus possible par un système assez abouti d’abduction et d’assainissement de l’eau, les patients se rendaient ensuite dans un « dortoir » dans lequel des serpents inoffensifs circulaient. Ici, pas de problème de prise de rendez-vous et d’attente car, obligeamment et pendant la nuit, Asclépios visitait les malades pendant leur sommeil et les guérissait ou leur prescrivait, en rêve, leur traitement médical, une ordonnance virtuelle avant l’heure ! Dématérialisation et efficacité, Asclépios avait 2 millénaires d’avance !
Un site à ne pas rater puisqu’au théâtre s’ajoutent les restes du temple d’Artémis, la tholo (en rénovation), le stade etc…

Petite question subsidiaire : j’ai caché dans le texte le prénom (ou approchant) de 2 des filles d’Aclépios. Qui les a trouvés ? 😉

Cet article a 4 commentaires

  1. Cette civilisation me fascine tellement … Epidaure et ???? ah ah je ne suis pas très douée ! (sinon je crois qu’on écrit Péloponnèse – un P et deux N) 😉

    1. Tout à fait raison pour les n et les p, le 3e Peloponnese a eu raison de mon orthographe du coup j’ai corrigé, merci 🙂 ! Pour les filles, ce n’est pas ça 😉

  2. Après recherches… Je pense à Hygie (…mesures d’hygiène…) et Panacée (…semblé la panacée…) C’est ça ?

    1. T’es une championne ! Hygeia/Kygie, effectivement déesse de la propreté et de la santé et Panacée, celle capable de soigner tous les maux des hommes (remède universel) d’où l’expression bien connue !

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