Un(e) tour dans le sable…

À chaque fois que je fais un post orienté sur le tourisme, je la cite. À chaque fois que des visiteurs passent nous voir, je l’intègre dans le programme. Il était donc grand temps, après 2 ans que nous montions enfin au 7e ciel pour visiter la grande, la belle, la scintillante, j’ai nommé Burj Khalifa, 828 m au garrot, 2,5 fois la Tour Eiffel, et encore la plus haute du monde. Mieux vaut oublier la spontanéité et prendre soin de réserver sur internet car, sur place et pour le jour même, le billet coûte 4 fois plus cher. A ceux qui imagineraient avoir un réel choix et se verraient déjà contempler le coucher de soleil embraser le soleil, attendez-vous plutôt à voir Dubai sous le ciel bleu car les créneaux de fin de journée ne sont jamais libres au tarif de base et ce, même en s’y prenant, pile un mois à l’avance au moment de l’ouverture des billets (la faute aux tours operators peut-être ?). Une fois, le ticket réservé, aucune possibilité de changement même si, faute de chance, une tempête de sable occultait complètement la vision ce qui est d’ailleurs arrivé le lendemain de notre visite.  Une fois toutes ces petites contingences matérielles réglées, il suffit de se rendre à Dubai Mall, de chercher « At the Top »  antinomiquement placé au « Lower Ground » puis de prendre l’ascenseur qui mène au niveau 124.

Quelques secondes plus tard, le spectacle est à la hauteur de sa réputation et nous observons Dubai à 360 degrés. Alors qu’au pied des immeubles de Sheikh Zayed, nous nous sentons tout petits, ici, nous sommes les géants, un Gargantua aux pieds desquels s’étale une ville microscopique. Un monde géométrique et graphique de parallèles, de perpendiculaires et d’angles droits s’offre à nos yeux. Au loin, la mer turquoise et une platitude que parviennent à peine à entamer les gratte-ciels sagement rangés le long de l’axe névralgique de Dubai. Les grues hérissent le paysage mais elles n’impressionnent guère le sable qui est aux portes de la ville, se glisse entre les routes, entre les immeubles, semblante attendre l’occasion de nous envahir.

Quelques photos plus tard, prises parfois entre deux touristes bien trop occupés à faire des selfies plutôt qu’à regarder le paysage, nous redescendons de notre petit nuage. Nos yeux sont encore éblouis par le soleil qui se reflète sur la structure métallique et les vitres qui sont nettoyées en permanence, l’opération durant en tout entre 3 et 4 mois. Dans les bas-fonds de la belle élancée, l’histoire de la tour nous est joliment  comptée : sa forme de fleur du désert (Hyménocalle), les gens des plus humbles aux plus prestigieux qui ont participé à sa naissance et sa construction qui a nécessité des prouesses techniques insoupçonnées (enfin pas pour les architectes ou spécialistes du BTP qui me lisent… Je sais qu’il y en a ;-)) comme de monter le béton à des hauteurs inédites. Dubai étant le monde des possibles, le top du top, c’est quand même habiter dans Burj Khalifa qui abrite non seulement l’hôtel Armani et des bureaux mais aussi des appartements (certes pas à la portée de toutes les bourses) ! Il ne reste juste à espérer que les ascenseurs ne tombent pas trop en panne !

Cet article a 2 commentaires

  1. Moi j’ai eu de la chance alors…trois jours avant et à l’arrivée la patrouille de France dans le ciel émirati

  2. Lucky you !

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