À Athènes, j’aime #1

2015_11_19_MIÀ Athènes,  j’aime :

– les nuages du lever du soleil qui donne au ciel une couleur rose magnifique avant de virer doucement au bleu qui accompagne toutes nos journées (à l’exception donc des deux premières donc).

– ces températures toutes douces, que malheureusement tous les routards du pays s’accordent à dire exceptionnelles pour la saison, qui permettent de rester boire un café ou un thé en terrasse sans frissonner.

– les oliviers partout, dans les jardins ou sur les trottoirs, leurs troncs noueux qui disent un âge bien avancé, réminiscences d’un passé pas si lointain où les collines autour d’Athènes étaient encore des terres agricoles.

– les orangers des jardins ou des rues dont les fruits appellent à la gourmandise mais qu’un reste d’honnêteté nous empêche de grappiller.

– ces chats qui se promènent dans les rues et ce petit chaton trop mignon qui clignait des yeux, bien à l’abri entre deux poubelles. Pour l’instant, on tient bon et on résiste à l’appel du félin. Pas sûr cependant que l’on ne soit pas faible face aux petites tortues (sauvages) qui semblent vivre dans les jardins et à un éventuel budget croquette pourrait bien se rajouter un nouveau poste de dépenses « salade ». Heureusement l’arrivée de l’hiver et l’hibernation probable de ces sympathiques reptiles devraient nous permettre de faire quelques économies dans les semaines à venir.

– la vue de cette colline (photo), en arrière-plan d’un jardin laissé un peu à l’abandon mais dont les oliviers, toujours là, surveillent le passage des enfants sur le chemin qu’ils empruntent pour rentrer à la maison.

– le panorama, depuis les collines environnantes, sur Athènes et rechercher, en plissant les yeux, la forme caractéristique du Parthénon et la surface brillante de la mer au large du Pirée, autant de perspectives de week-ends bien remplis.

– la présence d’une richesse culturelle qui nous tend ses colonnes, ses statues, ses ruines et ses slouvakis.

– l’alphabet grec que le Mâle, fort de la pratique du grec ancien (moi j’ai fait latin,c’est ballot) se vante de lire sans problème (sans savoir ce que les mots veulent dire cependant) et qui tente de nous faire croire qu’il en connait la prononciation. Que nenni ! Les enfants et moi avons des discussions très sérieuses quant aux lettres grecques dont la prononciation est évidemment très cosmopolite, une culture plusieurs fois millénaire imprimant sa trace dans les langages voisins : le gamma (γ), le fourbe qui oscille entre le « y » et un espèce d’intermédiaire entre le « g » et le « r », du nu (ν) qui associé à certaines consonnes fait le malin en se faisant passer passer pour un « v » ou un « f » ou du theta (θ), la touche british de l’alphabet (comme « thank you ») ou le beta (β) aux consonances espagnoles puisqu’il se dit « v ». Chaque emballage est l’occasion de pratiquer notre lecture et d’essayer de retrouver le sens des mots quand ils ont eu le bon goût d’être une racine d’un mot français voire, plus prosaïquement, ou lorsqu’il y a une image…

– avoir un choix d’activités si variées le week-end que cela en devient difficile de choisir quoi faire et que l’on se passerait bien de la sortie courses au supermarché pour aller découvrir une nouvelle plage. Rassurez-vous, cette offre pléthorique ne change cependant rien au comportement typique adoleschiant qui trouve absolument tout nul (« Mais pourquoaaaa il faut se promener ? » sic) et préfère regarder l’écran de son téléphone pendant des heures. Rien de changé par rapport à Dubaï, on en conclut que l’adaptation est en marche (CQFD).

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