À Athènes, j’aime…#2

Un peu éprouvés par notre début d’année scolaire mouvementé, nous avions décidé que nous passerions les congés de Noël en Grèce, en famille. Bien nous en a pris car ce furent les vacances de Noël les plus reposantes qui soit, l’activité la plus fatigante consistant en descendre ou remonter les marches de la maison pour rejoindre qui sa chambre (la Drama Teen), qui la télé (les garçons), qui le canapé du salon (moi) avec des actes de bravoure du Mâle qui a fini, moins d’un mois après l’installation officielle, à accrocher au mur tout ce qui devait l’être, y compris des objets qui n’avaient pas eu cette chance, en 5 ans d’expatriation ! Nous avons donc tranquillement profité de nos journées pour y débusquer plein de petits plaisirs donc… À Athènes, j’ai aimé à Noël :

  • lire en face du feu de cheminée que le Mâle a allumé car il a décrété que je n’étais absolument compétente en la matière ce à quoi, en toute bonne féministe sachant être opportuniste, je n’ai pas du tout objecté lui laissant à lui, le valeureux spécialiste remonter le bois du garage, alimenter la bête et vider les cendres. En revanche, j’aime beaucoup moins le fait que l’hiver se permette d’être froid dans cette partie du monde.
  • mettre les enfants devant des films (Star Wars again and again) et profiter d’une bonne série devant la cheminée (Real Humans en l’occurrence !) en plein après-midi au lieu de vider une machine à laver ou de préparer le dîner.
  • rentrer à pied tous les 5, emmitouflés et joyeux, à 3h du matin après un réveillon du 31 fort sympathique (et un peu arrosé of course) dans les rues que la neige, invitée surprise de la Saint-Sylvestre, avait blanchi, voire même un peu verglacées par endroit. J’ai encore plus aimé le lendemain quand le soleil est revenu pour faire fondre la froide imprudente.
  • profiter de la maison qui a encore l’attrait de la nouveauté, vaquer aux petites occupations du quotidien, ranger encore un peu mieux pour que tout le monde s’y retrouve même si, le plus souvent, chaque tentative de trouver un objet par un membre de la famille autre que moi se solde généralement par un échec (voir le dessin  9 hilarant, qui en est la parfaite illustration).
  • goûter la vassilopita (miam) et laisser le King Boy gagner la pièce cachée pour voir son grand sourire.
  • manger la galette home-made en s’assurant que le King Boy trouve la fève et pour ne pas faire de jaloux en avoir ajouté une deuxième, histoire de ne pas brimer les grands. J’aime moins, en revanche, que la poudre d’amandes ne soit si facile à trouver que cela, je ne dois pas encore avoir trouvé le bon filon !
  • reprendre le footing (ma seule résolution) en espérant que la pluie ne me découragera pas trop souvent, partir au hasard et apercevoir en haut de cette petite colline Athènes qui s’étend à mes pieds avec la mer en toile de fond. En contrepartie, j’aime moins le fait qu’il faille la monter cette petite colline et surtout toutes ses autres copines à cette colline.
  • croiser sur mon chemin une petite dame au brushing impeccable, revenant, le jour de l’Épiphanie (férié ici), un pot de confiture à la main, remplie d’eau certainement bénite pour sa maison.
  • partir 3 jours dans le Peloponnèse (je vous raconte ça bientôt),  organisés en dernière minute pour visiter quelques hauts lieux touristiques mais qui, hors saison, n’étaient quasiment qu’à nous et pique-niquer sur la plage, en se chauffant au soleil et en regardant les Grecs se baigner (au mois de décembre, les fous).
  • souhaiter la bonne année à ma voisine en grec car elle ne parle que grec et y met toujours beaucoup d’enthousiasme malgré mon air très certainement abruti d’incompréhension sauf pour « bonjour » et « bonne année » que  je maîtrise à fond !

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