Oh, toi, cycliste

Amsterdam, le vélo y est roi et le piéton quantité négligeable...
Amsterdam, le royaume incontesté du vélo

Non, le blog n’est pas mort, ce n’est pas faute d’avoir essayé… Après un piratage en règle (pour quoi faire, on se demande), une remise à jour des paramètres de sécurité (par quelqu’un dont c’est le métier), le passage en https (pour que Google ne croit que je suis un vilain méchant site), un espace de stockage plein sur le serveur, des difficultés d’accès à ma plate-forme d’administration, j’ai failli renoncer à écrire ce billet de retour mais il me fallait un exutoire à contrariétés et comme, décemment, je ne peux le faire sur mon Mâle ou mes enfants, je me suis dit que ce blog en sursis était la plateforme idéale… Alors, voilà…

Même si mon physique ne correspond pas tout à fait à ce descriptif (une sombre histoire de plumes), je suis un colibri, à ma manière, imparfaite et partielle. Je bois l’eau du robinet, je vais au marché acheter mes produits frais aux producteurs locaux, j’achète de la lessive écologique et je mets du vinaigre comme assouplissant, je mange de moins en moins de viande, j’utilise des sacs de courses en tissus, j’ai banni l’huile de palme de la pâte à tartiner au chocolat, je couds des cotons lavables pour me démaquiller, je vide mes déchets verts au composteur de quartier, je suis même passée au shampoing solide !

Tout ça pour dire que ce n’est sûrement pas suffisant mais que j’essaie de contribuer au respect de mon environnement.

Et sur ce plan, ce que j’ai le plus apprécié en revenant à Lyon, c’est de voir comment la ville avait, en quelques années (ahem, j’y faisais mes études hier, à peine) changé de physionomie et fait la part belle aux piétons (aménagement des quais de Rhône et de Saône par exemple) et aux vélos (idem + pistes cyclables un peu partout). Toujours tel un colibri sans ailes, je marche dès que c’est possible et prends mon vélo lorsque c’est un peu trop loin. Mais parfois, le petit colibri respectueux a envie de se transformer en aigle agressif.

Oui, c’est à toi que je parle, toi avec le casque gris mat et le gilet fluo, toi qui file à tous berzingues et me frôle sur le trottoir, tu sais, le truc pour les piétons, ces drôles d’individus dépourvus de roues…

Oui, toi aussi, tu peux te sentir concerné(e) avec ton vélo et ton enfant sur le siège arrière, pourquoi ne t’arrêtes-tu par respect devant un passage piéton comme le font les voitures alors que tu peux si facilement t’imposer et ne pas me laisser passer lorsque j’emmène moi aussi mon enfant à l’école, la même que toi…

Et puis toi aussi, oui toi, sur ta trottinette électrique qui arrive sans bruit mais en urgence et dans l’incapacité tout à fait certaine de s’arrêter si un malheureux être humain coupait ta route…

Et toi, je t’avais oublié, oui, toi qui me croise sur un trottoir étroit et t’avise de me foudroyer du regard parce que tu m’as touchée avec ton guidon car tu n’as pas pu contrôler ta trajectoire…

A vous tous, je dis que si le respect se mesurait au caractère écolo de son moyen de transport,vous devriez tous vous arrêter devant moi lorsque sur mes petites pattes de colibri, j’accompagne mon oisillon. Sinon, j’aime beaucoup le vélo…

Bonne journée à tous

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